cette nuit j'ai rêvé,
j'ai plutôt cauchemardé de trop d'humanité.
cette nuit je me suis rappelée à la chair.
cette nuit mes regrets ont mis à mal mes remords.
cette nuit j'ai ressassé l'histoire d'un soir lointain, la seule histoire d'un seul et lointain soir...
cette nuit-là, je reviens à sa porte, juste quelques minutes après mon départ de chez lui pour l'apéro. le temps de réfléchir, le temps de me battre contre le temps.
"ouvre c'est encore moi"!
il m'ouvre, il est déja en pyjam
"je peux dormir ici?" , " je me ferai toute petite promis"
sourire... la porte me laisse passer...
et d'un coup je palpite.
je me couche, je me ratatine près du mur, mon coeur battant la mesure de tambours enfiévrés.
je sens son regard dardé sur moi. je me retourne, toujours en boule, face à lui.
et le jeu commence. le jeu pour lequel j'ai décidé de me risquer...
il est debout à côté du lit. il continu de sourire (mon dieu qu'il est beau!)
il enlève son tee-shirt (fêlure de mon myocarde!)
il éteint. il s'allonge.
moi si bavarde je ne pipe mot: il est physiquement ce que je recherche... merde! (enfin, pas si merde que ça hein, j'm'en doutais qu'c'était une beauté fatale, j'aurais pas joué sinon: "on m'l'a fait pas à moi!!!" tentais-je pauvrement de m'auto-coacher)
sa chaleur envahit les draps... surtout ne pas s'approcher... surtout pas de contact...
les draps sur ma peau deviennent insupportables.
"tout va bien"? demande son souffle sur mon cou.
bien sur que non ça ne va pas! je sais ce jeu. je refuse d'y perdre!
mais un à un mes sens commencent-à refuser mon contrôle...
je me débarrasse de la couette pour toute réponse et lui donne mon dos: surtout pas de contact.
"tu ne réponds pas?" s'imposent soudain de concert ses mains sur mon ventre, son torse contre mon dos, son sexe sur mes fesses, ses lèvres sur ma nuque.
son corps est en béton. une masse rigide et chaude s'emboitant parfaitement malgré le drap qui nous sépare.
je sais les règles. je sais qu'il ne doit rien advenir de plus, qu'il ne faut pas, qu'on ne doit pas.
je sais surtout qu'il sait, et me rends compte à quel point je me suis surestimée:
de pseudo-prédatrice croyant mener son monde, je deviens proie-absolue et mécaniquement controlée.
ça a été quand la frustration fini par m'arracher un soupir, que le froid est revenu...
il s'est écarté doucement.
ne reste sur mes cheveux qu'un baiser résiduel...
moi qui n'ai pas bougé, pas craqué physiquement, je ne dis rien. je ne tente même pas de feindre la gagne, le contrôle, le rire.
ç'aurait été inutile il m'a terrassée le bougre; mis mon désir en pièce.
il le sait. il a gagné c'est tout.
il est temps de ne plus m'offrir qu'à Morphée.
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lundi 13 février 2012
jeudi 22 décembre 2011
du 4ème sens
Le toucher peut parfois être sensation désagréable:
Quand la tasse de thé est bouillante, quand l'eau de la douche devient glacée, quand une poignée de main est trop moite, et moults autres encore...
Mais quand celui-ci se substitue à la vue, souvent par trop inquisitrice, il peut nous transformer en explorateur anthropologue:
Lorsque, principalement d'une personne, on découvre tactilement les contours maintes fois imaginés, et qu'ils s'avèrent correspondre à notre idée; le toucher se révèle alors à la conscience comme l'allié indispensable (qu'il a toujours été mais de façon préventive: cette aiguille est piquante, ce manteau est en laine...) des explorations pressenties.
Le toucher sublime la vue, la respiration et les murmures... tacitement.
humeur youb-tube
Quand la tasse de thé est bouillante, quand l'eau de la douche devient glacée, quand une poignée de main est trop moite, et moults autres encore...
Mais quand celui-ci se substitue à la vue, souvent par trop inquisitrice, il peut nous transformer en explorateur anthropologue:
Lorsque, principalement d'une personne, on découvre tactilement les contours maintes fois imaginés, et qu'ils s'avèrent correspondre à notre idée; le toucher se révèle alors à la conscience comme l'allié indispensable (qu'il a toujours été mais de façon préventive: cette aiguille est piquante, ce manteau est en laine...) des explorations pressenties.
Le toucher sublime la vue, la respiration et les murmures... tacitement.
humeur youb-tube
mardi 20 décembre 2011
païenne
J'ai l'odeur d'une autre lessive sur la mienne.
Se dire au revoir, jouer à s'effleurer des regards, des paroles, des empreintes...
Se chercher, ne pas se trouver, ou alors beaucoup trop.
Jouer à se quitter, ou plutôt à ne rien quitter du tout.
À dire adieu à ce qui aurait pu être, ou juste advenir.
A ce jeu de marionnettes, j'ai perdu bien sur, et je reste là, à respirer ce parfum sur le mien.
C'est une sensation d'un obscur infini.
La vie est lépreuse un instant: elle m'oblige le deuil d'un présent envisageable il n'y a que quelques secondes et dont l'essence résiduelle me donne la chair de poule.
"La sagesse eut été de ne pas s'imposer de regrets" scandent les tréfonds de ce songe tactile, de ces entrailles affamées par l'idée propre de caresses sublimées car défendues...
De cette idée inculquée à coup de sociabilité absolue, de ce carcan déifié par tous les citoyens mordus de République, ma sauvagerie est matraquée.
Ne pas céder à ses instincts nous rapproche d'une fin tragique car tellement à l'encontre de nos penchants animals, de notre rapport à la nature et à l'universel...
On périra tous des suites de notre propre humanité, de notre conception de cette condition.
Ce n'est pas moi qui le dit c'est ma tentation impie!
Se dire au revoir, jouer à s'effleurer des regards, des paroles, des empreintes...
Se chercher, ne pas se trouver, ou alors beaucoup trop.
Jouer à se quitter, ou plutôt à ne rien quitter du tout.
À dire adieu à ce qui aurait pu être, ou juste advenir.
A ce jeu de marionnettes, j'ai perdu bien sur, et je reste là, à respirer ce parfum sur le mien.
C'est une sensation d'un obscur infini.
La vie est lépreuse un instant: elle m'oblige le deuil d'un présent envisageable il n'y a que quelques secondes et dont l'essence résiduelle me donne la chair de poule.
"La sagesse eut été de ne pas s'imposer de regrets" scandent les tréfonds de ce songe tactile, de ces entrailles affamées par l'idée propre de caresses sublimées car défendues...
De cette idée inculquée à coup de sociabilité absolue, de ce carcan déifié par tous les citoyens mordus de République, ma sauvagerie est matraquée.
Ne pas céder à ses instincts nous rapproche d'une fin tragique car tellement à l'encontre de nos penchants animals, de notre rapport à la nature et à l'universel...
On périra tous des suites de notre propre humanité, de notre conception de cette condition.
Ce n'est pas moi qui le dit c'est ma tentation impie!
jeudi 18 août 2011
quand direct star se prend pour taratata
Cette nuit j'ai l'insomnie bénéfique, cette nuit j'ai encore moins envie de dormir.
Ne voila-t-il pas que finissant de tourner et retourner dans mon lit sans sommeil, je décide la mort dans l'âme d'allumer la télé-soporifique-des-terribles-effrayants-monstrueux-programmes-de-la-nuit quand, zappant plus d'une minute sur "la baie des flamboyants" -uniquement par respect pour ma cops qui y joue parceque franchement c'est juste inommable comme daube- je tombe sur la jam sessions de direct star et je jouis... musicalement s'entend (mais c déja pas si mal en ce moment... et oui, certaines périodes sont à juste titre dites de "jachère"...)!
Me voici donc debout à presque 3heures du mat à péter les lattes de mon tiers-lit/tiers-canap/tiers-destructeur de dos, à m'émerveiller de tous les sens face au plus crédible des fous-chantant modernes: Yodelice cette sublime face poilue grimaçante, maquillé à outrance, qui me déverse dessus sa toute puissante verve anglophone et... j'aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiime!!
Ralala ayè je suis accro: je comprends A PRESENT le merveilleux pouvoir du petit-écran, cette puissance afrodisiaque à vagues successives jusque-là non-résolue...
cette nuit la télé m'a comblée ;)
Ne voila-t-il pas que finissant de tourner et retourner dans mon lit sans sommeil, je décide la mort dans l'âme d'allumer la télé-soporifique-des-terribles-effrayants-monstrueux-programmes-de-la-nuit quand, zappant plus d'une minute sur "la baie des flamboyants" -uniquement par respect pour ma cops qui y joue parceque franchement c'est juste inommable comme daube- je tombe sur la jam sessions de direct star et je jouis... musicalement s'entend (mais c déja pas si mal en ce moment... et oui, certaines périodes sont à juste titre dites de "jachère"...)!
Me voici donc debout à presque 3heures du mat à péter les lattes de mon tiers-lit/tiers-canap/tiers-destructeur de dos, à m'émerveiller de tous les sens face au plus crédible des fous-chantant modernes: Yodelice cette sublime face poilue grimaçante, maquillé à outrance, qui me déverse dessus sa toute puissante verve anglophone et... j'aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiime!!
Ralala ayè je suis accro: je comprends A PRESENT le merveilleux pouvoir du petit-écran, cette puissance afrodisiaque à vagues successives jusque-là non-résolue...
cette nuit la télé m'a comblée ;)
mercredi 10 août 2011
quand on a faim...
Le baiser c'est vraiment vraiment excellent pour la santé!
C'est bourré de bonne salive qui te tue tes vilaines bactéries refileuses de carries,
Ca muscle ta langue pour pas que tu ressembles à un chien qu'a trop chaud,
Vu que ça rapproche les corps, ça t'évite de prendre froid,
Si par inadvertance ou fougueuserie tu te mords, il se transforme SUR LE CHAMP en bisou-magique,
Et miracle des miracles, tu peux le consommer sans modération aucune, puisque même croqué à pleine dent, tu prends pas un kilo ;))))
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