Il est un domaine où je me domine!
Un domaine particulier où JAMAIS il ne faut penser que tout est acquis.
Ce domaine est une forêt,
Une forêt domaniale cardiaque dont chaque arbre est une artère.
Il est pavé de buissons feuillus, de clairières, de mousses et de sentes dessinées au fil du temps par les farfadets de mon esprit.
L'amitié est ce royaume enchanté qui a sa propre existence, qui est une vie dans notre vie.
Ma forêt est petite, ma forêt est fragile, ma forêt est sacrée.
Je m'y réfugie pour m'y soigner en même temps que j'y dispense mon suc.
Chacun de mes arbres est rattaché à une partie de mon coeur.
Une partie spécifique pour des arbres spéciaux.
Aucun arbre n'est le même, mais pour les faire grandir je leur applique le même soin:
mon soin, ma façon de panser et penser...
Dans ma forêt il y a des arbres séculaires: il y en a peu... très peu... un nombre rare, un nombre infinitésimal.
Dans ma forêt il y a des arbrisseaux plus forts que les gros. Des lianes connectiques et magiques. Des fleurs colorées et d'autres mystérieuses, mais toutes chatoyantes. Des jeunes pousses, mais aussi des centenaires...
Ils sont tous entourés de terreau... mon terreau.
Les jeunes amitiés choisies avec la maturité enfantine de mes trente ans, ne me semblent pas plus évidentes, du tout; mais me donnent moins de travail car elles correspondent à ce que je suis aujourd'hui.
Quant à mes amis-chênes/chaînes aux racines desquels j'ai grandit et évoluée. Ils me demandent plus de concentration: il me vient plus de douleur à les laisser évoluer sans moi, puisque quelque part on a grandit ensemble...
De l'éducation indépendante qui m'unit à mes jeunes bouleaux; de ce nécessaire va et vient naturel et fortifiant, il me faut l'adapter aux aînés.
Je m'y résoud cependant car, de ma forêt dépend ma vie et qu'au contact de l'univers terrestre on ne s'enrichi que d'expériences!
Mon amitié est fusionnelle, elle est mon poumon. Telle l'amazonie à la terre, je ne pourrais vivre sans elle.
Avec le temps j'apprends à respecter sa personnalité propre, à me dire que c'est sa vie qui fait la mienne, que je m'en nourris et que je grandis.
Comme j'ai pleuré sur mes arbres déracinés, tombés, éboulés, décimés...
Mais je me rends compte que ces clairières sont tout aussi nécessaires: Elles rechargent le vent de mes pensées, me permettant de regarder en arrière pour davantage faire de place au présent.
lundi 27 février 2012
vendredi 24 février 2012
mardi 21 février 2012
complainte dorsale
Mon mal de dos, il est tout chaud!
L'est si bien là, qu'il me chouchoute.
Aussi accroché qu'une moumoute:
Veut pas me quitter, le bobo!
Mon mal de dos, j'le paie plein pot!
Peux plus m'assoir, peux plus m'pencher.
Malgré les médocs avalés,
L'est comme un satan de suppo!
Mon mal de dos, il est pas beau!
Maintenant qu'il me tate les reins
Et que je n'peux plus voir au loin,
Car pliée comme un escabeau!
Mon mal de dos, maint'nant il faut
Que tu te prépares mon coco.
Car chez mon ami l'osthéo,
J'ai pris rendez-vous au plus tôt!
L'est si bien là, qu'il me chouchoute.
Aussi accroché qu'une moumoute:
Veut pas me quitter, le bobo!
Mon mal de dos, j'le paie plein pot!
Peux plus m'assoir, peux plus m'pencher.
Malgré les médocs avalés,
L'est comme un satan de suppo!
Mon mal de dos, il est pas beau!
Maintenant qu'il me tate les reins
Et que je n'peux plus voir au loin,
Car pliée comme un escabeau!
Mon mal de dos, maint'nant il faut
Que tu te prépares mon coco.
Car chez mon ami l'osthéo,
J'ai pris rendez-vous au plus tôt!
jeudi 16 février 2012
je ne sais
Il y a des histoires qui sont magiques.
Il y a des histoires que l'on s'inventent,
Il y a des histoires que l'on s'imagine vivre pleinement.
Il y a des histoires qui nous font oublier le gris tout autour.
Il y a des histoires qui nous emmènent hors du troupeau,
Il y a des histoires qui nous sortent de la banalité affligeante des jours dits "normaux".
Et il y a des musiques qui nous insufflent ces histoires.
Une de ces musiques me colle à la peau :)
In this shirt
Il y a des histoires que l'on s'inventent,
Il y a des histoires que l'on s'imagine vivre pleinement.
Il y a des histoires qui nous font oublier le gris tout autour.
Il y a des histoires qui nous emmènent hors du troupeau,
Il y a des histoires qui nous sortent de la banalité affligeante des jours dits "normaux".
Et il y a des musiques qui nous insufflent ces histoires.
Une de ces musiques me colle à la peau :)
In this shirt
mercredi 15 février 2012
mardi 14 février 2012
renard suite ;)
les choupinous, jme re-lance dans ma vraie vocation de la base de la base de ma jeunesse-avé-des-paillettes-in-the-eyes:
les renards? non, les palettes de couleurs ;)
lundi 13 février 2012
de la frustration
cette nuit j'ai rêvé,
j'ai plutôt cauchemardé de trop d'humanité.
cette nuit je me suis rappelée à la chair.
cette nuit mes regrets ont mis à mal mes remords.
cette nuit j'ai ressassé l'histoire d'un soir lointain, la seule histoire d'un seul et lointain soir...
cette nuit-là, je reviens à sa porte, juste quelques minutes après mon départ de chez lui pour l'apéro. le temps de réfléchir, le temps de me battre contre le temps.
"ouvre c'est encore moi"!
il m'ouvre, il est déja en pyjam
"je peux dormir ici?" , " je me ferai toute petite promis"
sourire... la porte me laisse passer...
et d'un coup je palpite.
je me couche, je me ratatine près du mur, mon coeur battant la mesure de tambours enfiévrés.
je sens son regard dardé sur moi. je me retourne, toujours en boule, face à lui.
et le jeu commence. le jeu pour lequel j'ai décidé de me risquer...
il est debout à côté du lit. il continu de sourire (mon dieu qu'il est beau!)
il enlève son tee-shirt (fêlure de mon myocarde!)
il éteint. il s'allonge.
moi si bavarde je ne pipe mot: il est physiquement ce que je recherche... merde! (enfin, pas si merde que ça hein, j'm'en doutais qu'c'était une beauté fatale, j'aurais pas joué sinon: "on m'l'a fait pas à moi!!!" tentais-je pauvrement de m'auto-coacher)
sa chaleur envahit les draps... surtout ne pas s'approcher... surtout pas de contact...
les draps sur ma peau deviennent insupportables.
"tout va bien"? demande son souffle sur mon cou.
bien sur que non ça ne va pas! je sais ce jeu. je refuse d'y perdre!
mais un à un mes sens commencent-à refuser mon contrôle...
je me débarrasse de la couette pour toute réponse et lui donne mon dos: surtout pas de contact.
"tu ne réponds pas?" s'imposent soudain de concert ses mains sur mon ventre, son torse contre mon dos, son sexe sur mes fesses, ses lèvres sur ma nuque.
son corps est en béton. une masse rigide et chaude s'emboitant parfaitement malgré le drap qui nous sépare.
je sais les règles. je sais qu'il ne doit rien advenir de plus, qu'il ne faut pas, qu'on ne doit pas.
je sais surtout qu'il sait, et me rends compte à quel point je me suis surestimée:
de pseudo-prédatrice croyant mener son monde, je deviens proie-absolue et mécaniquement controlée.
ça a été quand la frustration fini par m'arracher un soupir, que le froid est revenu...
il s'est écarté doucement.
ne reste sur mes cheveux qu'un baiser résiduel...
moi qui n'ai pas bougé, pas craqué physiquement, je ne dis rien. je ne tente même pas de feindre la gagne, le contrôle, le rire.
ç'aurait été inutile il m'a terrassée le bougre; mis mon désir en pièce.
il le sait. il a gagné c'est tout.
il est temps de ne plus m'offrir qu'à Morphée.
j'ai plutôt cauchemardé de trop d'humanité.
cette nuit je me suis rappelée à la chair.
cette nuit mes regrets ont mis à mal mes remords.
cette nuit j'ai ressassé l'histoire d'un soir lointain, la seule histoire d'un seul et lointain soir...
cette nuit-là, je reviens à sa porte, juste quelques minutes après mon départ de chez lui pour l'apéro. le temps de réfléchir, le temps de me battre contre le temps.
"ouvre c'est encore moi"!
il m'ouvre, il est déja en pyjam
"je peux dormir ici?" , " je me ferai toute petite promis"
sourire... la porte me laisse passer...
et d'un coup je palpite.
je me couche, je me ratatine près du mur, mon coeur battant la mesure de tambours enfiévrés.
je sens son regard dardé sur moi. je me retourne, toujours en boule, face à lui.
et le jeu commence. le jeu pour lequel j'ai décidé de me risquer...
il est debout à côté du lit. il continu de sourire (mon dieu qu'il est beau!)
il enlève son tee-shirt (fêlure de mon myocarde!)
il éteint. il s'allonge.
moi si bavarde je ne pipe mot: il est physiquement ce que je recherche... merde! (enfin, pas si merde que ça hein, j'm'en doutais qu'c'était une beauté fatale, j'aurais pas joué sinon: "on m'l'a fait pas à moi!!!" tentais-je pauvrement de m'auto-coacher)
sa chaleur envahit les draps... surtout ne pas s'approcher... surtout pas de contact...
les draps sur ma peau deviennent insupportables.
"tout va bien"? demande son souffle sur mon cou.
bien sur que non ça ne va pas! je sais ce jeu. je refuse d'y perdre!
mais un à un mes sens commencent-à refuser mon contrôle...
je me débarrasse de la couette pour toute réponse et lui donne mon dos: surtout pas de contact.
"tu ne réponds pas?" s'imposent soudain de concert ses mains sur mon ventre, son torse contre mon dos, son sexe sur mes fesses, ses lèvres sur ma nuque.
son corps est en béton. une masse rigide et chaude s'emboitant parfaitement malgré le drap qui nous sépare.
je sais les règles. je sais qu'il ne doit rien advenir de plus, qu'il ne faut pas, qu'on ne doit pas.
je sais surtout qu'il sait, et me rends compte à quel point je me suis surestimée:
de pseudo-prédatrice croyant mener son monde, je deviens proie-absolue et mécaniquement controlée.
ça a été quand la frustration fini par m'arracher un soupir, que le froid est revenu...
il s'est écarté doucement.
ne reste sur mes cheveux qu'un baiser résiduel...
moi qui n'ai pas bougé, pas craqué physiquement, je ne dis rien. je ne tente même pas de feindre la gagne, le contrôle, le rire.
ç'aurait été inutile il m'a terrassée le bougre; mis mon désir en pièce.
il le sait. il a gagné c'est tout.
il est temps de ne plus m'offrir qu'à Morphée.
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